Un jour étrange s’éveille au loin Inquiétant l’heure des temps sereins Le monde frissonne L’air obscur est lourd de peine L’horizon noyé de brumes soudaines Le monde s’étonne Partout s’élèvent les plaintes de ceux Qui pleurent leur salut vers les cieux La fin du monde résonne
Puisqu’il ne restera rien De nos sombres lendemains Alors j’écourte la fin Que souffrir ce lent déclin Je préfère mourir de mes mains
Les fumées noires étouffent le vent Brûlant les gorges hurlantes de sang L’orage est fort
Les silhouettes pâles des enfants glissent Le long des pentes en sacrifice Triste est le sort
Même nos ombres sur les murs Sont dressées comme des sépultures Le rêve est déjà mort
Puisqu’il ne restera rien De nos sombres lendemains Alors j’écourte la fin Que souffrir ce lent déclin Je préfère mourir de mes mains
Avant les derniers moments de souffrance D’un monde fier de sa laideur immense Et vide à pleurer
Suivre les traces des vendeurs de rêves Et fuir en premier ces temples de misère A jamais